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Rapport de la Mission de consultation du FMI | GenerationLibre

Rapport de la Mission de consultation du FMI

Dans le cadre des modalités prévues à l’article IV de ses statuts, le FMI se livre chaque année à une analyse macroéconomique de ses Etats membres. GenerationLibre a lu le constat et les préconisations de la consultation du FMI en France qui s’est tenue du 29 avril au 15 mai 2014, et dont les résultats ont été publiés ce mois-ci. Le FMI estime que les mesures annoncées par le nouveau gouvernement vont dans le bon sens, tout en préconisant une accélération des réformes structurelles (libéralisation des services et flexibilisation du marché du travail). En cas de croissance atone, le ratio de dette publique sur PIB pourrait dépasser les 100% dès 2016.

Les conclusions de la mission de consultation de 2014 prévoient une reprise peu dynamique avec une croissance française estimée à 0,7% cette année et 1,4% en 2015.

Le FMI a toutefois reconnu que les objectifs économiques du gouvernement étaient correctement conçus et que le programme défini pour les atteindre était cohérent au regard des déséquilibres structurels actuels. L’augmentation de la dépense publique, plus rapide que celle du PIB, ayant provoqué des déficits budgétaires structurels, le programme de stabilité défini par le gouvernement est, d’abord, centré sur une réduction de la dépense. Par ailleurs, la hausse des taxes ayant largement pesé sur la capacité de l’économie à croître, le gouvernement français prévoit des baisses d’impôts substantielles. Cette volonté de contenir la dépense publique dans tous les secteurs et de réduire la fiscalité va dans le bon sens, selon le FMI.

Le FMI identifie néanmoins un certain nombre de risques auxquels la reprise devra faire face, et de mesures à adopter afin de maximiser la réalisation des prévisions de croissance.

Au niveau mondial, parmi les risques les plus imminents figurent la volatilité des marchés financiers (qui pourrait affecter les taux d’intérêt en France) et un ralentissement de la croissance. A l’échelle nationale, les objectifs de politique budgétaire font face à des défis de taille : le plan de réduction des dépenses publiques de 50 mds € sur les trois prochaines années est sans précédent. Un tel objectif, associé à celui d’une baisse de la fiscalité, correspondrait à un effort public historique. Néanmoins, le FMI soulève le risque de voir ce plan contrarié par une hausse d’impôt au niveau local – puisque les collectivités verront leur dotation réduite – ou par une hausse de l’endettement. Un tel scénario irait de fait à l’encontre de la stratégie de rééquilibrage du gouvernement.

Au-delà des finances publiques, des mesures visant à soutenir l’emploi et la compétitivité sont jugées nécessaires. A ce titre, la France prévoit un choc de simplification et une réduction des charges pour les entreprises (de l’ordre de 2% du PIB sur la période 2014-2017) afin d’encourager l’investissement. Le FMI estime que ces baisses de charges permettront la création d’environ 200 000 emplois, sans en donner toutefois l’horizon.

Par ailleurs, le FMI insiste lourdement sur la nécessité d’engager des réformes structurelles. D’une part, favoriser la concurrence en accélérant la libéralisation des services : encourager l’apparition de nouvelles entreprises en supprimant les barrières à l’entrée et introduire davantage de flexibilité (en élargissant, par exemple, les horaires d’ouverture des commerces). D’autre part, engager une réforme du marché du travail : continuer à améliorer le dialogue social et remettre en question certains acquis. Rappelant que le taux d’emploi de la France figure parmi les plus bas de l’OCDE, le FMI pointe du doigt la nécessité d’améliorer les incitations au travail et préconise de mettre en perspective la sécurité qu’offre le SMIC au regard du coût d’exclusion du marché du travail dont il est responsable (dans la mesure où il constitue un frein à l’embauche).

Du point de vue du marché financier, les réformes conduites ont poursuivi deux objectifs : assurer la continuité du financement de l’économie et renforcer la stabilité financière. Le secteur financier français apparaît dans une position relativement favorable.

A propos de la dette, le scénario de base du FMI, prenant en compte l’effet combiné de la faible croissance et de l’accumulation des déficits publics depuis plusieurs années, prévoit que la dette atteindra 95% du PIB en 2015 puis diminuera jusqu’à 89% en 2019. Selon les circonstances, le FMI envisage différents cas de figure :

Dans le cas d’une croissance inférieure de 1,7 point de PIB aux prévisions, la dette atteindrait jusqu’à 103% du PIB en 2016 ;

– Dans l’hypothèse d’une détérioration du solde primaire sur la période 2014-2019, le niveau de dette atteindrait 95,6% du PIB en 2015 et déclinerait par la suite;

– Le scénario d’une dévaluation de 13% du taux de change réel en 2015 aurait un impact minime sur la dette, via le canal de l’inflation: le rapport dette/PIB serait d’à peine 0,4% inférieur au rapport de base;

– Enfin, dans le scénario d’un choc affectant la croissance, le taux de change, le taux d’intérêt et le solde primaire, la dette atteindrait presque 103% du PIB en 2016 et déclinerait jusqu’à 100% en 2019.

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